09 septembre 2007
LES COULEURS DE L'ETE 2007 2
LES AQUASCENIES D'AIX LES BAINS
les jeudis 19 et 2 août 2007
"Du réel au merveilleux"
"Un spectacle complet avec des acteurs de renoms retraceront l'histoire de la Savoie: la comédienne Macha Méril, le pianiste Pascal Gallet, les danseurs étoiles du Bllet National Benjamine Dupont et Julien Lestel, des artistes d'ARC-EN-CIRQUE et les musiciens de DEVA, sans oublier les 150 comédiens-figurants. De nombreux et magnifiques tableaux pyrotechniques mettront en valeur cette magnifique fresque théâtrale. Amour, lutte, travail, fêtes et légendes en seront les ingrédients, afin que chacun puisse se créer ses propres émotions et choisir la part du réel et du merveilleux qui sommeille en nous"
Voici un petit carnet de notes vue des répétitions et des coulisses:



costumes, minutage, comptage, rien n'échappe à la vigilance de Bénédicte Boringe!





acrobaties, équilibres avec Arc-en-Cirque

et maintenant c'est à vous, Benjamine et Julien!!!



C'est gagné pour Benjamine!
LES COULEURS DE L'ETE 2007 1
Les couleurs de l'été, se sont aussi les spectacles qui s'enchaînent... Jusqu'à présent la maison est un peu vide faute de soleil et de chaleur et il faudra attendre le 14 juillet pour voir le beau temps arriver. La soirée est donc calme ici à la Vallombreuse alors que sur le Champs de Mars à Paris, 50 000 spectateurs attendent....:
1. Le feu de Paris tiré par la société Fêtes et Feux?



2. Le concert de notre nouveau président?



Petit à petit la nuit arrive. La Tour Eiffel s'illumine. Les bombes vont pouvoir enfin embraser le ciel.



Malheureusement nous n'en verrons rien depuis les Alpes. Seul l'eccho résonnera dans le téléphone...
27 mai 2006
INTERVIEW DE JEAN-ERIC OUGIER pour les Nuits de Feu.
Jean-Eric OUGIER
Directeur artistique
Vous êtes directeur artistique des Nuits de Feu 2004. En quoi consiste votre rôle ?
Je tiens à dire que la présence d'un directeur artistique comme on nous appelle, est spécifique aux “Nuits de Feu” et c'est remarquable car la pyrotechnie n'est toujours pas considérée par l'intelligentsia culturelle comme un spectacle à part entière. Le feu d'artifice est encore dans les esprits un divertissement populaire. On s'intéresse plus au quantitatif qu'à l'artistique. Et il y a peu de spécialistes capables d'en faire une critique artistique. Je suis donc heureux que les Nuits de Feu appellent un spécialiste comme moi pour faire de cette manifestation un événement artistique majeur. Pourtant, à son apogée, aux XVIIe et XVIIIe siècles, le feu d'artifice était un véritable pan de la création artistique, particulièrement à Chantilly, grâce aux Condé. Aujourd'hui des pays comme l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, la France et la Chine possèdent une vraie culture du feu d'artifice. C'est un art sculptural, architectural, musical et chorégraphique qui occupe l'espace. Un art total, bonifié aujourd'hui par les technologies modernes informatiques.
Comment est né chez vous cette passion ?
J'avais trois ans quand je m'y suis intéressé. J'ai commencé à fabriquer mes premières « bombes » à douze ans. J'étais aussi passionné de musique classique. Je suis devenu par la suite directeur artistique d'un festival de musique classique puis je me suis orienté vers la pyrotechnie tout naturellement. J'ai créé ma société “ Fêtes et feux ” à 22 ans. J'en ai 46 aujourd'hui et je suis toujours aussi passionné.
Revenons-en à votre rôle…
Mon rôle est donc avant tout de réhabiliter cette démarche artistique, particulièrement auprès des médias en recherchant et en sélectionnant les meilleurs artificiers possibles ayant intégré cette démarche de conception et de création. Le feu d'artifice est tout de même l'art qui, parmi tous, attire le plus de spectateurs au monde ! Ce n'est pas un art mineur mais pour le moment seul le public en est convaincu, pas les spécialistes de la culture.
quels critères sélectionner les participants aux Nuits de Feu ?
On donne tout d'abord aux candidats (35 cette année) un thème de travail, l'architecture, pour cette édition et pour lequel le jardin baroque de Chantilly est un cadre idéal. Ces artificiers créent alors un synopsis de l'histoire qu'ils veulent raconter, nous proposent les dessins de leurs bouquets pyrotechniques. Je me rends également sur les lieux où ils se produisent dans l'année pour évaluer leur potentiel, leur sens artistique, la dramaturgie de leurs oeuvres. Savoir faire exploser des bombes (les feux) n'est plus suffisant. Il faut créer des tableaux pyrotechniques avec de l'émotion, du rythme, une progression dans l'histoire, susciter notre imaginaire. Puis j'en sélectionne huit. C'est dur mais je remercie le Département et le Comité départemental de tourisme pour sa volonté à offrir un vrai et grandiose spectacle tous les deux ans.
Donc, des Nuits de Feu encore plus spectaculaires cette année qu'en 2002 ?
Je l'espère car j'ai été encore plus exigeant sur les sélections cette année, en insistant sur le plaisir offert. Bien sûr il existe toujours une part de risque, climatique ou technologique par exemple, qui peut ruiner un tel spectacle. La pyrotechnie n'est pas une science exacte. Mais si tout va bien de ce côté-là, alors nous vivrons des moments sans doute révolutionnaires ! Pendant deux jours, le public pourra ainsi comparer dix expressions artistiques, puisque, en plus des huit en compétition, je réalise le feu d'ouverture et les vainqueurs de la dernière édition (voir JdO mars) officieront à la clôture de ce que je considère comme LE festival du feu d'artifice. Mon rêve serait maintenant de créer un espace permanent où l'on puisse proposer chaque soir un spectacle, comme il existe l'opéra ou le théâtre, pour ôter définitivement l'aspect éphémère qui colle au feu d'artifice, et en faire un opéra global. Mon second rêve serait d'investir des sites naturels (volcans, champs, etc.) pour créer des expressions artistiques abouties et picturales en pleine nature. C'est le “ Land Art ”. Ça arrivera.
LES NUITS DE FEU DE CHANTILLY - JUIN 2006
biennale internationale de feux d’artifice
15-16-17 JUIN 2006
CHATEAU DE CHANTILLY
Tous les deux ans, Chantilly renoue avec les spectacles du Grand Siècle en célébrant la tradition des fêtes pyrotechniques dans le cadre majestueux du parc du château. Cette année aura lieu la 15e édition des Nuits de Feu de l'Oise, l'occasion de découvrir un spectacle magique qui, depuis sa création en 1987, enchante des milliers de spectateurs en acceuillant les plus grands artificiers du monde. Jean-Eric en est le directeur artistique.
Voici un petit aperçu du dossier de presse. Pour plus de renseignements vous pouvez aller sur le site:
Un véritable spectacle empreint d’une jolie histoire…
Plus qu’un concours, la tradition des Nuits de Feu à Chantilly proposera cette année trois soirées inoubliables à l’image de celles des Princes de Condé.
C’est en l’An de grâce 1672 que tout a commencé. Le Grand Condé reçoit en son domaine de Chantilly, Son Altesse le Grand Dauphin de France. Dans ce cadre magnifique, une fête somptueuse s’organise en son honneur.
Et soudain, alors que les derniers rayons du soleil ont disparu et que les tourelles du château découpent leur silhouette crénelée, dans la nuit éclate comme un coup de tonnerre et le ciel s’embrase de couleurs en cascade.
“Et brusquement, écrit la chronique, le Jour succéda à la Nuit”
La tradition des fêtes pyrotechniques de Chantilly était née. Plus de deux siècles plus tard, Chantilly renoue avec les spectacles du Grand Siècle et célèbre tous les deux ans à la même époque, pendant la douce période de l’été, un spectacle magique et majestueux applaudi par plus de 120 000 spectateurs.
Depuis sa création en 1987, ce concours international de pyrotechnie a accueilli des artificiers venus du monde entier, plus d’une trentaine de sociétés pyrotechniques y ont participé.
14 minutes pour convaincre
Les participants donneront leurs interprétations pyrotechniques du thème choisi cette année :
La Danse du Feu.
Ils disposent chacun des mêmes conditions d’expression : même site, mêmes conditions de tir, même budget, mêmes règles de concours et même durée de spectacle : 14 minutes
Une partie de figures imposées et une partie de libre expression
Deux minutes trente de musique imposée.
Pour l’édition 2006, la musique imposée est "Infernal Dance" inspirée d'un extrait de "L'Oiseau de Feu"
de Igor Stravinsky ! A chacun sa liberté d’interprétation .
10 minutes d'expression libre.
deux minutes de feux sans musique.
La musique imposée
Pour l’édition 2006, la musique imposée est « Infernal Dance » inspirée d'un extrait de "L'Oiseau de Feu" de Igor Stravinsky.
Pour Jean-Eric Ougier, Directeur Artistique et Isabelle Dufresne, Directeur Général des Nuits de Feu, il s’agissait de trouver une musique atypique et répérable pour le public et le jury.
Chaque artificier interprètera le titre à sa façon, vivement le mois de juin !
21 mai 2006
Jean-Eric Ougier, artiste pyrotechnicien
Edition Spéciale Grandes Médiévales 2005
Questions à Jean-Eric Ougier, artiste pyrotechnicien
Originaire de Menthon-Saint-Bernard, au bord du Lac d’Annecy, Jean-Eric Ougier est un grand nom de la pyrotechnie. Avec son équipe "Fêtes & Feux", le voici aux commandes du final des Grandes Médiévales. Nuits magiques en perspective!
Dans la démarche de l’association Andilly Loisirs, qu’est-ce qui vous a particulièrement intéressé et pourquoi?
Ce qui m’a totalement frappé, c’est l’énergie qui se dégage d’une telle ntreprise. Dans un milieu fortement rural, où les liens sociaux ont tendance à se diluer, qu’il y ait autant de gens qui se mobilisent, dans une démarche à ce point désintéressée, qui est de contribuer ensemble au bien-être des autres, que ce soit en faveur d’emplois, d’associations, je trouve cela absolument admirable. Je souhaite simplement que ce rêve concrétisé ne s’évanouisse pas, ni dans des contraintes financières ni dans des rivalités d’ego. Il faut maintenir le cap de ce succès exemplaire.
Faire vivre un lieu par la pyrotechnie, le révéler sous une autre lumière est tout un art. Y a-t-il une marque de fabrique Ougier et "Fêtes & Feux", votre équipe?
"Fêtes & Feux" est un collectif de talents dans lequel chaque individu a une liberté totale de création, à l’intérieur bien sûr d’un cadre financier défini au préalable. Pour réussir une création, il faut atteindre ce point d’équilibre entre la sensibilité de créateur de chacun dans notre équipe, la lecture ou l’interprétation que souhaitent nos commanditaires pour un spectacle et l’objectif, dans un lieu donné, de raconter une histoire. Soulignons en outre que contrairement à ce que l’on pourrait croire, le côté artistique de notre métier n’est pas spontanément reconnu. Ce qui nous aide alors à trouver nos repères dans l’élaboration d’un spectacle, c’est justement lorsque le commanditaire sait ce qu’il veut, qu’il a une volonté affirmée. Les instants d’émotions vraies ne se trouvent pas dans une succession d’effets. C’est un peu comme une fresque, au sens pictural du terme, qui n’est forte que lorsqu’elle offre une vision épique, un souffle, un rythme. A chaque fois que j’ai eu l’occasion de travailler dans des circonstances historiques, cela a considérablement modifié ma vision de la vie. Dans tous mes spectacles, j’essaie de faire comprendre au public le pourquoi du comment de tel événement, tel lieu.
Pour vous, que représente une telle association sur une commune ? Et pensez-vous qu’il puisse y avoir une confusion entre ses actions et celles de la mairie ?
D’une façon générale, l’association est une richesse pour la commune car les maires ont besoin des associations : c’est un relais indispensable sur un territoire. Une association comme Andilly Loisirs est très utile à la commune. Ceci dit, elle a pris une dimension tellement importante que si l’on voulait comparer le volume des heures nécessaires à faire marcher l’association et celui de la commune, les crédits qui passent dans cette association et ceux de la commune... l’association ne peut se développer qu’avec consentement, partenariat et connivence de la commune. Une association qui a une mission limitée vit seule, la commune l’aide un peu. Lorsque l’on atteint cette dimension qui est véritablement une dimension d’entreprise, l’association doit aussi se mettre en interface avec la commune et sur quel thème ?... Les thèmes qui posent éventuellement problème. Un peu de fréquentation sur une commune c’est bien... Moi j’ai envie que les gens viennent visiter ma commune... Trop, cela peu créer des nuisances et nécessite un consensus. Au départ, si je puis porter un jugement de valeur, cette connivence existait et aujourd’hui, il faut que le projet de l’association soit validé par les élus locaux d’autant qu’il y a un dimensionnement important. Ce qui m’a le plus marqué c’est l’organisation de fêtes, le savoir faire venir les gens... La maison du père Noël est quelque chose de fantastique. Avec les chantiers d’insertion, moins connus du grand public, c’est plus qu’une entreprise, c’est une entreprise sociale à responsabilité forte dans la reconversion des gens.
L'an dernier, vous êtes venu voir les Grandes Médiévales d’Andilly. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cet événement?
Ce qui m’a fasciné est du registre de l’émotion tout simplement. Parce que le site des Moulins est lui-même touchant. Parce que la réalisation de cet événementiel traduit l’ancrage dans la réalité d’un rêve sincère. Trop souvent hélas de nos jours, on s’écarte d’une vérité simple : la réalité commence dans le rêve. Lorsqu’il y a des exemples comme celui d’Andilly, c’est fabuleux. Parce qu’il est porteur d’une vision commune. Avant ma rencontre avec les membres d’Andilly Loisirs, des amis m’avaient assuré : "Tu verras, nous sommes sûrs que cela t’intéressera, c’est étonnant"... Et ils ont eu raison. Par nature, forcément, la démarche artistique m’a parlé. Parce qu’elle me conforte dans l’idée que l’avenir d’une société appartient aussi aux artistes. Je dirais même surtout !
Vous exercez la profession d’artificier depuis plus de vingt ans et figurez parmi les meilleurs au rang national et au-delà. Pouvez-vous nous retracer ce parcours hors du commun ?
Le début, c’est Annecy et sa Fête du Lac, à laquelle j’assiste depuis l’âge de trois ans. C’est une fascination autant pour le feu d’artifice que pour le spectacle dans sa globalité. J’y ai été simple spectateur puis j’ai participé... Depuis tout jeune, j’ai réalisé des spectacles, pratiqué la mise en scène et, parallèlement, conçu des feux. L’intérêt pour moi a toujours été dans cette vision d’ensemble. C’est pourquoi le terme d’artificier est, à mon sens, un peu trop restrictif : je me situe davantage dans une conception d’opéra en plein air. A 18 ans, j’ai travaillé pour Ruggieri et ATP Fabre pendant les week-ends, tout en poursuivant mes études. La création de "Fêtes & Feux" remonte à 1981. La vitesse supérieure s’est enclenchée au tout début des années 90. A cette époque, un ami m’a confié l’organisation d’une grande soirée son et lumière dans sa propriété, l’Abbaye des Vaux de Cernay, en Forêt de Rambouillet. Pour l’écriture et la mise en scène de ce spectacle, j’ai travaillé avec Bénédicte Boringe, elle aussi de Menthon, et avec laquelle depuis lors, je fonctionne en binôme. Puis, en 1994, la Ville de Paris nous a confiés la conception et la réalisation du spectacle célébrant les 50 ans de la Libération de la capitale. Ensuite, il y a eu les "Nuits de feux" au château de Chantilly de spectacles à EuroDisney, les soirées du château de Versailles, etc. Tout s’est enchaîné... "Fêtes & Feux" est une structure forte aujourd’hui d’une trentaine de personnes.








